Le confort
Point de vue 6
Vers un marketing olfactif ?
Rail & Recherche n°23 - avril/mai/juin 2002
Longtemps associé à la sphère de la personne et à l'univers du luxe, le parfum s'immisce dans notre environnement quotidien. Les techniques se perfectionnent.
On s'oriente aujourd'hui vers le micro-encapsulage des supports, que ce soit par greffe ou pulvérisation*. Sols, fibres textiles, peinture, plastique, plâtre… libèrent selon des modalités différentes une rémanence de la fragrance contenue dans les microcapsules. On a acquis également une meilleure connaissance des molécules captatrices des mauvaises odeurs émises par les radicaux libres (amine, soufre, etc.). L'un des enjeux pour les années à venir consiste à élaborer des parfums d'ambiance destinés aux grands volumes bâtis. Les difficultés ? Trouver les molécules consensuelles en termes de réminiscence olfactive, définir le délai de rémanence et donc de renouvellement du produit, déterminer le bon support : encapsulage du sol, pulvérisation dans l'air, intégration dans les composants du bâti ?
* Par exemple, on pulvérise sur les produits de lissage des sols des millions de microcapsules (de 3 à 60 microns) qui libèrent peu à peu du parfum lorsqu'on marche dessus. Autre technique : greffage de microcapsules sur des textiles naturels comme le coton.
Patrice Bellon, directeur international du Développement, chez Haarmann & Reimer, fournisseur de matières premières et de parfum.


