Le confort
Point de vue 5
Vers un marketing olfactif ?
Rail & Recherche n°23 - avril/mai/juin 2002
Les études physicochimiques ont permis de cerner les quatre sources essentielles génératrices d'odeurs dans le réseau : les installations fixes, le matériel roulant, les voyageurs, les produits d'entretien.
L'une des dernières pistes explorées par la RATP en vue de réduire les nuisances olfactives est la photocatalyse, déjà utilisée au Japon. À la différence de l'adsorption sur charbons actifs, qui retient les molécules odorantes, la photo-catalyse casse les molécules pour obtenir un composé ultime "eau + gaz carbonique".
Au-delà de ces traitements, la RATP a souhaité produire une odeur qui donne un sentiment de propre, en faisant appel à une société spécialisée. L'un des impératifs était que cette fragrance nouvelle n'évoque rien de connu auparavant. Testée et validée auprès d'un panel de voyageurs, la fragrance "Madeleine" est intégrée dans les émulsions appliquées pour la réfection des sols de stations, puis régénérée via les produits d'entretien. L'enjeu : couvrir le réseau de façon homogène et régulière afin que cette fragrance soit perçue de façon permanente et continue, en vue de créer une image olfactive positive associée au métro. Un pas vers une approche marketing !
Christine Parfait, responsable de l'unité Environnement au département Environnement et sécurité de la RATP et Bénédicte Garrot, chargée d'études sur la qualité de l'air.


