La grande vitesse
Projet 1
Le ballast vole-t-il à grande vitesse ?
Rail & Recherche n°42 - janvier/février/mars 2007
Les problèmes liés à l'envol de Ballast ont fait l’objet d’une campagne
de mesures et d’observations
lors des essais à 360 km/h
sur la ligne TGV Méditerranée. Pour
mieux comprendre le phénomène
et le juguler, des études en soufflerie
et des simulations numériques
du comportement du ballast
ont été développées par la
Recherche en collaboration avec
le Centre Scientifique et Technique
du Bâtiment et le Laboratoire
de Mécanique et Génie Civil
de l’Université de Montpellier. Les
essais ont permis de le visualiser
sur site : des caméras rapides ont
capturé des images de l’envol
de grains de ballast positionnés à
dessein sur les traverses. « L’écoulement
aérodynamique et les
vibrations mettent en mouvement
des grains restés sur les traverses,
ils roulent, rebondissent et sont
éjectés par l’air », explique Gilles
Saussine, en charge de ce sujet à
la Recherche SNCF, qui conclut :
« Si le phénomène doit bel et
bien être maîtrisé, il reste assez
aléatoire et des solutions sont à
l’étude : balayage des traverses,
réduction de la hauteur de ballast,
granulométrie, carénage… »
Essais grandeur nature sur le comportement du ballast à grande vitesse
Rail & Recherche n°37 - octotbre/novembre/décembre2005
Les trains roulant à grande vitesse peuvent-ils provoquer à leur passage un envol du ballast ? Afin de répondre de manière précise à cette question la SNCF a mené des essais sur la LGV Méditerranée entre Valence et Marseille où se trouve une portion à 320 km/h. Objectif ? Observer le comportement du ballast à 300 km/h puis à 320. Des micro-caméras filmant 100 images à la seconde étaient fixées sous les caisses des voitures de tête et de queue de la rame, peintes au préalable pour mieux observer les éventuels impacts. Des micros fixés à l’intérieur des coffres sous caisses permettaient de repérer d’éventuels envols grâce au bruit de l’impact. Après plusieurs passages les résultats montrent qu’à une vitesse de 300 km/h, la caisse est intacte et qu’à 320 km/h un seul envol de grain de ballast a été constaté sur l’ensemble des passages. Ces essais constituent un élément d’analyse sur lequel pourraient s’appuyer la Recherche et l’Infrastructure SNCF dans le cadre d’une étude sur l’éventuelle augmentation de la vitesse commerciale jusqu’à 350 km/h.


