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L’optimisation mathématique

2 questions à... (2)
Michel Gondran, conseiller scientifique au sein de la division Recherche et Développement d'EDF.
Rail & Recherche n°23 - avril/mai/juin 2002

Rail & Recherche : Qu'apporte l'optimisation mathématique à une entreprise comme EDF ?
Michel Gondran : Pour EDF, c'est d'abord la planification des réseaux à construire. Puis la gestion annuelle des centrales, la planification de la production de base, qui se fait à l'année, au mois, à la semaine, à la journée ou pour l'heure qui suit. Et là ce sont toujours des problèmes de combinatoire, c'est-à-dire à variables discrètes : je démarre ou je ne démarre pas une centrale. Il y a aussi l'arrêt des tranches, chaque année, pour la révision. Cela fait des dizaines de milliers de tâches à programmer pour que cet arrêt soit le plus court possible.

R & R : Quels sont les nouveaux domaines qui s'ouvrent à l'optimisation ?
M. G. : Depuis deux ans, la libéralisation du marché de l'électricité pose des problèmes nouveaux d'achat et de vente d'électricité à court et à moyen terme. Certains nous achètent de l'électricité pour l'hiver prochain. D'autres en achètent pour en revendre. Il y a tout un marché qui se crée, pour lequel il faut définir des produits et les valoriser. Ce sont des sujets nouveaux d'optimisation, qui utilisent des méthodes un peu différentes.