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L’optimisation mathématique

Projet 2
Des machines et des hommes : l'exemple d'Ecler
Rail & Recherche n°23 - avril/mai/juin 2002

Concevoir un logiciel performant, c'est bien... à condition de se soucier des personnes qui vont concrètement s'en servir. Car l'utilisateur final n'est pas un mathématicien, mais un homme de métier. Ce n'est donc pas d'un résultat d'équation dont il a besoin, mais d'une solution exprimée dans son propre langage. Et qui réponde, si possible, aux questions qu'il se pose. L'objectif n'est donc pas de concevoir des "boîtes noires", mais des outils avec lesquels il puisse interagir.

Le système Ecler, qui comprend un système d’aide à l’affectation des rames automotrices de la ligne D du RER, permet ainsi au concepteur de plan de transport de spécifier son problème : par exemple, chercher une affectation qui démarre tel jour et qui finisse tel autre jour, avec un maximum de dix circulations non commerciales. Il peut aussi saisir des affectations partielles et choisir ainsi d’imposer une rame sur un train particulier. Au logiciel, ensuite, de construire une solution pertinente à partir de ces choix. Et de fournir les affectations correspondantes sous une forme graphique qui respecte les repères visuels traditionnels de l’entreprise.

Une telle souplesse d’utilisation ne peut se concevoir que si l’on développe des interfaces homme-machine suffisamment évoluées, permettant par exemple de déplacer des objets graphiques avec sa souris, de la façon la plus intuitive possible. Des interfaces réalisées pour la version opérationnelle des outils, après les prototypes utilisés par les chercheurs, en collaboration étroite avec les personnes qui les utiliseront.

Grâce à l’Internet, Ecler peut communiquer avec les agents SNCF en gare et les autres partenaires de transport. Le personnel en contact avec les clients peut ainsi être renseigné tout au long de la chaîne du voyage.